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Benedictus qui venit in nomine Domini

 

Captur pape nouveau REncore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

Les journalistes se sont rués sur le nom de Léon XIII mort en 1903 pour y découvrir l’héritage du pape de la doctrine sociale de l’Eglise, ils auraient pu aussi s’interroger sur celui qui le premier porta ce nom et mérita de lui adjoindre le qualificatif de « le Grand », saint Léon pape de 440 à 461. Homme profondément spirituel, il affronta l’effondrement du monde romain et n’eut pas peur de se confronter aux puissances séculières dont la force était le seul argument, en l’occurrence le « fléau de Dieu », Attila, roi des Huns, à la rencontre duquel le courageux pontife se transporta à Mantoue pour le dissuader avec succès de poursuivre son entreprise sur l’Italie et de piller la Ville.

La liberté et le courage sont les vertus que nous demandons à Dieu d’accorder au nouvel évêque de Rome qui est venu au devant de la foule des fidèles avec le don du Ressuscité, celui de la paix. Nul doute qu’il prendra soin de ne pas brutaliser son peuple en le heurtant par des prises de positions abruptes et personnelles, tout en le conduisant sur les chemins nouveaux qu’ouvrira la Providence. La vraie humilité qui l’a fait revêtir dès les premiers instants les ornements prescrits par le rituel et donner la bénédiction selon la formule en usage, s’effaçant ainsi lui-même sans mettre en avant ses propres choix et sa personne sont un gage de maturité et de sagesse bien venu. Longue vie au pape Léon XIV !

Les dernières promotions

sacramentaire du chapitre de Fréjus r

2022

Le mercredi 27 avril 2022, en la solennité de la dédicace de la cathédrale de Toulon, Mgr Rey a installé le chanoine Michaël Nachez à la cathédrale Notre-Dame de la Seds.

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2018

Le mercredi 3 octobre 2018, en la fête de saint Cyprien, Mgr Rey a installé le chanoine Charles Mallard à la cathédrale Notre-Dame de la Seds.

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2017

Le mercredi 26 avril 2017, Mgr Rey a installé deux nouveaux chanoines honoraires qui ont reçu à cette occasion les insignes de leur nouvelle fonction dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.        

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2016

Le 19 mars 2016, Mgr Rey a nommé cinq nouveaux chanoines, trois chanoines titulaires et deux honoraires, qui furent installés le 23 juin suivant dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.            

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Les publications

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Morale, histoire, théologie, spiritualité, les chanoines continuent d’apporter leur contribution à la vie du diocèse également par leur recherche et leurs travaux intellectuels.

On trouvera dans cette rubrique quelques références aux publications qui ont vu le jour ces dernières années, même si la liste n’est pas exhaustive.

 

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Jean  (1749-1835) & César  (1750-1845) Geoffroy du Rouret 

Jean & César GEOFFROI DU ROURET

 

Cette famille, originaire de Nice, a constaté sa noblesse à partir de 1469 (d'Hozier, Armorial Général, tome VIII). Elle a eu d'abord la seigneurie de La Cainée , dans le comté de Nice, elle acquit ensuite celle du Rouret, fief situé dans la sénéchaussée de Grasse, en Provence. Ses principales alliances sont, dans les années qui ont précédé 1789, avec les maisons de Grimaldi, de Chabaud, de Vitalis, de Maliverny, de Barbaroux, de Merigon, de Moricaud, de Rabuis-Thorenc-Roquefort, le More, de Villeneuve-Bargemon, Fauton-d'Anton. Elle compte plusieurs officiers distingués dans l'armée et dans la marine royale, un capitaine de vaisseau, un contre-amiral, quatre chevaliers de Saint-Louis, dont un dans la première compagnie des mousquetaires. La plupart des membres de cette famille ont résidé à Grasse, à Aix, à Toulon.

Jean et César appartiennent à une fratrie de quatre; les deux autres feront une carrière militaire : un vice-amiral et un commandant d'artillerie; ils sont fils de César Geoffroy, seigneur du Rouret et d'Anne de Villeneuve de Bargemon, mariés en 1745.

César, leur père est fils d’Honoré de Geoffroy et de Thérèse de Moricaud (mariage en 1703), il a un frère, Honoré Claude de Geoffroy qui est religieux de Lérins, prieur primitif du prieuré de Briançon, au diocèse de Galndèves et deux sœurs Anne et Claire, religieuses de la Visitation de Castellane. Honoré de Geoffroy était fils de Charles de Geoffroy et d’Anne de Grassy (mariage en 1672) est avait un frère prêtre, Marc-Antoine, mort en 1754. Charles de Geoffroy était fils de Charles et de Renée de Barbaroux (mariage en 1647). Charles, premier du nom, était fils de Jacques de Geoffroy, écuyer habitant la ville de Vence, et de Jeanne de Vitalis (mariage en 1598). Jacques de Geoffroy était fils de Noble Honoré de Geoffroy, seigneur de la Cainée, écuyer résidant à Cuebris et d’Anne de Galléan (mariage en 1567). Honoré de Geoffroy était fils de Noble Maiffred de Geoffroy, seigneur de la Cainée, résiant à Cuebris et de Brigitte de Chabaud (mariage en 1517). Maiffred était fils de Noble Emmanuel de Geoffroy, citoyen de la ville de Nice et d’Honorade de Grimaldis.

Les chanoines Jean et César sont cousins germains par alliance de Sophie-Anne de Bausset-Roquefort (1754-1847) qui avait épousé en 1770 Joseph de Villeneuve-Bargemon ; Sophie-Anne est la nièce d’Emmanuel de Bausset-Roquefort, évêque de Fréjus depuis 1766 et la sœur de son neveu Pierre-Ferdinand de Bausset-Roquefort qui deviendra en 1817 archevêque d’Aix.

Jean Geoffroy du Rouret naît à Grasse le 24 avril 1749 et reçoit le baptême le même jour dans la cathédrale de la ville. Il est tonsuré à 8 ans et reçoit le prieuré de Saint-Auban. Il est ensuite envoyé à Paris pour y faire ses études : il est reçu docteur à la faculté de théologie, de la maison et société royale de Navarre. Ayant atteint l'âge canonique requis, il fut ordonné prêtre et fut gratifié d'une stalle de chanoine de la métropole d'Aix et du vicariat général de Grasse. Il s'exile en Italie à partir du 7 août 1792, ayant refusé de prêter le serment schismatique. Il vécut alors dans le plus grand dénuement : on le voyait à Pise avec une soutane râpée et des manches qui ne lui couvraient que la moitié des bras, l'écuelle à la main, mendier sa pitance quotidienne. Lorsqu'il fut de retour, sous le Consulat, il rentra dans sa famille et n'alla que dans un second temps rencontrer Mgr Champion de Cicé pour lui proposer ses services. L'archevêque d'Aix fut navré de ne pouvoir le rétablir dans ses anciennes fonctions canoniales puisque toutes les stalles étaient alors pourvues et s'excusa de devoir le faire attendre, n'ayant que la cure d'Antibes à proposer dans l'immédiat. Messire du Rouret fut tout heureux de pouvoir être utile, même à ce poste que d'autres que lui pouvaient considérer au-dessous de ses vertus. Il s'y rendit sur le champ et s'employa à relever la paroisse de ses ruines et à apaiser le schisme de la "Petite Eglise", qui s'était opposée au concordat napoléonien et qu'entretenait un certain abbé Ardisson, ancien vicaire et curé constitutionnel à partir de 1792. Sa politique fut de ne pas affronter la secte mais d'attendre que les fidèles, édifiés par leur nouveau pasteur, fassent d'eux-mêmes le choix de revenir à la paroisse, ce qui ne manqua pas d'arriver : Ardisson de plus en plus isolé quitta la ville pour se réfugier à Cannes où il mourut. Messire du Rouret s'attacha si fort à son troupeau qu'il refusa systématiquement les nominationSignature chanoine Geoffroy du Rourets plus honorables qui lui furent proposées, y compris un évêché, dit-on. Formé à l'école de la misère pendant la période d'exil, il en conserva une austérité monacale : il habitait un très modeste appartement meublé le plus pauvrement du monde. Ainsi s'installe-t-il en 1801, ainsi meurt-il en 1835. Il fut secondé par le maire Jacques Ventrin, qui décida de réparer l'église et par ses trois vicaires Ventrin, Merle et Cavalier. En 1808, il fit prêcher une mission qui porta beaucoup de fruits. Une anecdote dépeint son tempérament et sa charité : une paroissienne enfermée le soir par mégarde dans l'église est réveillée au milieu de la nuit par un individu qui s'agenouille devant le maître autel en demandant pardon pour le crime que la misère le pousse à faire, puis force les troncs pour en emporter le butin; le curé averti dès l'ouverture, fait venir l'homme en question, le somme de rendre l'argent et lui fait comprendre l'odieux de son geste, avant de le congédier en lui remettant le double de la somme volée. Monseigneur de Bausset, archevêque d'Aix, son parent et ami voulut le faire chanoine titulaire de sa cathédrale, mais Messire du Rouret protesta de nouveau vouloir mourir à Antibes, que la Providence lui avait donné pour épouse. Nouvellement nommé évêque de Fréjus, Mgr de Richery essaya de nouveau, mais il refusa encore : tout au plus put-il le nommer chanoine honoraire en 1823. L'évêque vint confirmer à Antibes en 1827 et demanda à Messire Jean du Rouret d'y inviter son frère César et le curé de Grasse, l'abbé Chabaud : sans en avoir parlé à quiconque, le chant du Veni Creator achevé, il annonça aux fidèles qu'il nommait aussi chanoine le frère de leur curé et celui de Grasse. A la demande du curé d'Antibes qu'il honorait de son amitié, Mgr de Richery vint à plusieurs reprises présider des festivités dans sa paroisse. Messire Jean du Rouret mourut selon son souhait, au milieu de son peuple le 15 juin 1835.

César Honoré Joseph Geoffroy du Rouret, né et baptisé le 16 novembre 1750 au même lieu, commence assez mal sa carrière religieuse : probablement au moment de recevoir la tonsure on s’aperçoit treize ans plus tard que son acte de baptême ne comporte pas la signature du prêtre : sans doute abusé par les inhabituelles signatures du père et des parrain et marraine apposées au bas de l’acte, l’abbé Antoine Jordany, curé vicaire perpétuel de la cathédrale de Grasse qui venait de procéder au baptême, avait oublié de signer... César avait-il bien été baptisé ? Déjà des témoins essentiels manquaient à l’appel : ledit Messire Jordany avait trépassé le 7 mai 1754 (à 54 ans) et la marraine Dame Rossoline de Villeneuve Bargemon, l’avait immédiatement suivi le lendemain même (à 34 ans)... A la requête du père de l’enfant, une enquête fut menée auprès du lieutenant général de la sénéchaussée de Grasse, qui conclut bien le 17 mars 1763 à la réalité du baptême ! Cet épisode achevé, César poursuivit sa carrière : il était chanoine de la collégiale de Draguignan et prieur de Briançon quand débuta la Révolution. Il décida de prendre le chemin de l'exil, s'enfuit de Grasse le 7 août 1792, mais fut arrêté en cours de route et conduit à Castellane où il devait être exécuté. Il implora la faveur d'être guillotiné dans son pays, on le transféra donc à Grasse : ce délai fut son salut puisque Robespierre mourut sur ces entrefaites, mettant un point d'arrêt à la fureur révolutionnaire. Il se rendit ensuite à La Réunion où il prêta serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII le 27 messidor an X (16 juillet 1802), à Saint-Pierre, devant le Préfet de l'île. Rentré en France par l'Angleterre et Cherbourg le 23 fructidor an X (10 septembre 1802), il fut nommé vicaire à Grasse et le resta jusqu'en 1840. Il fut promu chanoine honoraire de Fréjus en 1827. Saint prêtre, zélé et pieux, il n'avait pas reçu le don de l'éloquence... La mort qu'il redoutait vint le chercher à Grasse le 3 janvier 1845.

 

 

 

 

 

André Saurin  (1759-1826)

André Saurin est né le 7 février 1759 dans une famille de charpentiers du village de Seillans. Il est le fils de Pierre Saurin et de Magdelaine Millet. Son père, Pierre (1718-1796), est lui-même fils d’Antoine Saurin, né en 1669, et de Jeanne Cavalier ; Antoine étant le fils de Pierre, maître charpentier mort à Seillans en 1695 et de Marguerite Laugier.

Il est baptisé le lendemain : "L'an 1759, et le huitième de février, par moi soussigné prieur curé, a été baptisé André Saurin, fils de Pierre, menuisier, et de Magdelaine Milet, sa légitime épouse, né hier sur les onze heures de matin. le parrain a été André Giraud, négotiant, et la marraine, Anne Arnoux, son épouse, tous de ce lieu et signés avec nous, hors la marraine qui a dit ne savoir, de ce requise." Renou, prieur.

André Saurin fait sa première communion le 15 avril 1771 dans l'église de Seillans, il est tonsuré le 23 mars 1776, minoré le 14 mars 1778; il est déjà nommé l'année suivante professeur de philosophie au grand séminaire, puis ordonné sous-diacre le 15 février 1780, diacre le 14 avril 1781 et, enfin, prêtre le 15 avril 1783, dans la chapelle du grand séminaire. Il fut chargé de la chaire de dogme la même année, puis, en 1790, celle de morale, au moment où l'orage de la Révolution s'abattait sur le diocèse. Le 23 septembre 1792, il refusa devant la municipalité de Seillans de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et dut se cacher en exerçant clandestinement son ministère à Seillans où sa famille lui aménagea une cachette souterraine à leur campagne du Foulon. Dans les premiers jours d'octobre 1792, il doit finalement se résoudre à prendre l'exil, déguisé en paysan, le bâton à la main et la besace sur le dos. Empruntant un itinéraire sinueux qui le conduit à Nice, puis à Mondovi où un habitant, touché de voir ce vagabond "harassé de fatigue, exténué par la faim" se réjouit d'apprendre qu'il vient d'accueillir un prêtre, enfin à Ferrare, pour aboutir au couvent du Tiers ordre franciscain de Forlimpopoli qui lui servit de refuge. Il visita Rome en 1793 et rentra en France tout aussi clandestinement par les mêmes chemins muletiers en 1796. C'est à Montfort où il vivait dans la clandestinité et exerçait les fonctions de professeur de philosophie dans une institution de cette bourgade, qu'il rencontra un ancien confrère de séminaire, l'abbé Pierre-Louis Turles (1753-1823), que Mgr de Bausset, en exil, avait chargé de l'administration du diocèse. Il le nomma chef de mission pour le canton de Fayence, puis pour ceux de Saint-Tropez et de Grimaud. Après l'avoir refusé une première fois, l'abbé Saurin prêta serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII le 9 juin 1802. Au rétablissement du culte, il est nommé le 18 septembre 1802 curé de Cogolin, qu'il  avait administré depuis la mort de l'abbé Feraporte le 22 mai précédent et qu'il conserva tout en prenant à partir du 20 avril 1807 la responsabilité des classes de rhétorique et de seconde au petit séminaire que l'archevêque d'Aix venait de créer à La Seyne. Cette situation inconfortable où il faisait appel à l'abbé César Imbert, originaire de Cogolin et recteur de La Motte, pour le service ordinaire, fut résolue en 1812 par la fermeture de cette éphémère institution, il passa alors au grand séminaire d'Aix dont dépendait encore Fréjus, où il enseigna la morale et l'Ecriture Sainte. Bien que n'appartenant pas à la Compagnie de Saint-Sulpice à laquelle la maison avait été confiée, l'abbé Saurin s'y intégra parfaitement (il en avait puisé l'esprit auprès de Monsieur Denans que Mgr de Bausset-Roquefort avait mis à la tête de son séminaire de Fréjus avant la Révolution) : d'une patience admirable avec les séminaristes, il leur apportait sa vaste érudtion; cher à tous, il plaisait aux savants et mettait les ignorants à l'aise par sa bienveillance. Aussi est-ce avec regret qu'on le vit  partir en 1820 à Fréjus où il venait d'être nommé curé. C'est lui qui, à ce titre, prend possession du siège épiscopal au nom de Mgr Richery le 3 août 1823, en vertu d’une procuration que lui accorda depuis Paris, le 23 juillet 1823, le nouvel élu :

Procès-verbal de la prise de possession du Siège épiscopal de Fréjus faite au nom de Mgr Charles Alexandre de Richery, évêque de Fréjus, par Mr Saurin, curé de l’église cathédrale, son procureur fondé pour cela. L’an mil huit cent vingt trois, le trois août, jour de dimanche, à quatre heures après midi, avant les Vêpres, Mr André Saurin, curé de l’église cathédrale de Fréjus, chargé par Mgr Charles Alexandre de Richery, évêque de Fréjus de prendre en son nom possession de son siège en vertu de la procuration expresse qu’il lui adressée pour cet effet, a procédé selon les formules accoutumées à cette prise de possession, revêtu du surplis et de l’étole, et s’est rendu, accompagné de M. le Maire de la ville et de quelques notables, à la porte de l’église, là en présence de ceux qui l’accompagnaient et des membres du clergé de la ville et des environs et des notables de la ville qui étaient dans l’intérieur de l’église, et a lu d’une voix haute et intelligible d’abord la Bulle de N. S. Père le pape Pie VII donnée à Rome le seize du mois de mai de l’année mil huit cent vingt trois par laquelle Sa Sainteté a institué Mgr Charles Alexandre évêque de Fréjus. Ensuite, il a lu la procuration donnée à Paris le vingt trois du mois de juillet de cette année mil huit cent vingt trois sous son seing et le sceau de ses armes et le contreseing de son secrétaire, par laquelle Mgr Charles Alexandre de Richery, évêque de Fréjus, lui donne la commission expresse et charge de procuration à l’effet de prendre possession de son Siège épiscopal avec les formalités  usitées en pareil cas. Après cette lecture, précédé du clergé et suivi des autorités et des notables convoqués à cet effet, il s’est avancé jusqu’au pied du maître autel. Là, s’étant mis à genoux et prié pendant quelques instants, il est monté à l’autel, l’a baisé, il a ouvert le tabernacle après avoir fait la génuflexion, il a touché des vases sacrés, il a fait de nouveau la génuflexion, et a fermé le tabernacle, il est descendu ensuite et s’est avancé vers le trône de Mgr l’évêque sur lequel il est monté et s’est assis. S’étant ensuite levé, il est descendu et s’est avancé vers la chaire sur laquelle étant monté, il s’est assis un instant entouré des membres du clergé. Ensuite il s’est levé et fait la lecture de la Bulle de N. S. Père le pape Pie VII adressée au clergé du diocèse de Fréjus et donnée à Rome le seize mai mil huit cent vingt trois par laquelle il avertit tout le clergé du diocèse de Fréjus qu’il lui donne pour évêque Mgr Charles Alexandre de Richery et lui commande de le reconnaître pour tel. Il a lu ensuite une autre Bulle du pape en date du même jour et de la même année adressée à tous les fidèles du diocèse de Fréjus par laquelle Sa Sainteté leur notifie le choix qu’il a fait de Mgr Charles Alexandre de Richery pour leur évêque et leur ordonne de le reconnaître pour tel et de lui obéir. Après cette lecture, le dit Mr Saurin est descendu de chaire et est venu de nouveau devant le maître autel. Alors le clergé a chanté l’antienne de l’Assomption de la Ste Vierge, titulaire de l’église cathédrale, avec le verset et l’oraison de saint Léonce, patron du diocèse de Fréjus. Ces cérémonies étant finies, Mr le Procureur est allé dans la sacristie, accompagné du clergé, des autorités et des notables de la ville. Il a été dressé procès-verbal de cette prise de possession qui a été signé par quatre témoins choisis parmi les fabriciens, savoir Mrs Jean Pierre Chabert, Honoré Court, Jean François Panescorte, Jean Sulpice Bareste et Pierre André Rolland, ensuite par Mr le Maire de Fréjus et de Mr l’Adjoint et par Mr le Juge de paix et Mr le Président du tribunal de commerce, les membres du clergé, enfin par Mr Saurin, procureur de Mgr l’évêque.

Signé (entre autres) : Chabert; Bareste; Rolland; Panescorte; Hré Court; N. Aimé, prêtre; Vernet, maire; Aubert, prêtre; Bonnety, prêtre; D’Audibert-Caille, juge de paix; Rey, prêtre recteur; Martel, chef de correspondance; Taxil, prêtre recteur; Blanc; Autran, prêtre; Saurin, curé de l’église cathédrale, procureur de Mgr l’évêque de Fréjus.

André Saurin accueille tout naturellement le nouvel évêque à la porte de la cathédrale lors de son entrée le 1er octobre suivant. Un mois après, il est nommé grand vicaire, non sans que Mgr de Richery le mette à l'épreuve : "J'ai besoin de vous pour un poste de la montagne, veuillez me donner votre démission." - "De suite, Monseigneur, la voilà." - "Eh bien, voici vos lettres de grand vicaire." Tout en assurant cette fonction, celui qu'on traitait de Bibliothèque vivante, enseigne la morale et l'Ecriture Sainte au grand séminaire de Fréjus, assure la direction spirituelle des candidats au sacerdoce et, comme son évêque, se distingue par une charité infatigable auprès des pauvres. Il est agrégé au chapitre dès sa restauration en 1823. C'est en décembre 1826 que la maladie eut raison de lui. Au seuil de la mort, il grelotte dans son lit, on cherche quelque chose pour le couvrir, mais on ne trouve rien, l'abbé Marin suggère à sa soeur de lui mettre au moins son manteau sur les épaules, en vain : le vénérable vieillard l'avait donné la veille à une pauvre femme qui lui demandait l'aumône et c'est avec un vieux tapis sur le dos qu'il achève sa nuit... Il meurt à Fréjus le 6 décembre 1826, entouré d’une vénération unanime et est porté en terre le lendemain. Mgr de Richery prononce son oraison funèbre. Quatre jours plus tard, une étrange cérémonie se déroule dans le cimetière Saint-Léonce où il vient d’être inhumé : à la demande de l’évêque on procède à l’exhumation du corps pour le déposer cette fois dans un sarcophage de pierre, qu’on enterrera au même emplacement. Ainsi en fait foi ce procès-verbal inscrit aux registres d’état-civil :

« L’an mil huit cent vingt six et le onze du mois de décembre à onze heures du matin, nous Alexandre de Badier, maire de la ville de Fréjus, sur la demande à nous faite par l’Illustrissime et Révérendissime Père en Dieu Monseigneur l’Evêque de Fréjus, tendante à obtenir l’exhumation du corps de Monsieur André Saurin, vicaire général du dit Seigneur Evêque, né à Seillans le huit février mil sept cent cinquante neuf, décédé à Fréjus le 6 décembre mil huit cent vingt six, inhumé le sept du même mois dans le cimetière de cette ville, pour être placé à perpétuité dans un cercueil de pierre, comme un dernier hommage rendu aux vertus de ce vénérable prêtre que distinguaient également et ses vastes connaissances et son zèle apostolique. Nous sommes rendus au dit cimetière où étant, il a été procédé à l’exhumation du corps du défunt, qui a été mis dans un cercueil de pierre d’une longueur de trois mètres quinze centimètres et d’une largeur de soixante quinze centimètres fermé hermétiquement par son couvercle également de pierre, lequel cercueil a été déposé à la même place, ou le corps du dit défunt avait été précédemment inhumé en notre présence. De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal, que Sa Grandeur Monseigneur l’Evêque de Fréjus a bien voulu signer avec nous et notre adjoint, ainsi que Monsieur le Juge de Paix du canton et Messieurs les chanoines présents à la cérémonie.

Signé : + Ch. Al. Evêque de Fréjus; l’abbé de Villeneuve, chanoine, vicaire général; Paul, chanoine et vicaire général; d’Hotmann, chanoine, vicaire général; Henry, chanoine, curé; Maunier, supérieur; ; Armieu, chanoine, secrétaire général de l’évêché; Bonnety, chanoine; Cat, chanoine; Gibert, vic.; Odon d’Audibert Caille Favas, juge de paix; Morel, ajoint; A.de Badier, maire de la ville. »

Son cœur, embaumé, est alors enchâssé et conservé dans la chapelle du séminaire dans lequel son portrait est installé. Sur sa tombe est gravée cette épitaphe :

"Hic requiescit / Andreas Saurin presbyter / Vic. gen. Forojuliensis / ex loco vulgo Seillans / ejusdem dioecesis / natus die 8 (sic) februarii 1759 / obiit / die 6 decembris 1826 / tu assecutus es doctrinam / fidem, longanimitatem / dilectionem, patientiam / (2Tim 3, 10) / praesul, clerus / et omnes cives flentes / posuere / Requiescat in pace."

Le chanoine Saurin laissa des ouvrages inédits parmi lesquels un Traité de l'éloquence de la chaire et des études sur les Révolutions physiques et morales du globe. Sa vie sera écrite par l’un de ses arrière-petits-neveux, le chanoine Joseph Honoré Saurin et publiée à Draguignan en 1859.

François-Joseph de Villeneuve-Esclapon (1757-1831)

VILLENEUVE ESCLAPON

François-Joseph de Villeneuve-Esclapon naît né le 12 juin 1757 à Grasse, il est baptisé le lendemain dans la cathédrale de la ville. Il appartient à cette branche de l'insigne famille de Villeneuve qui s'est largement illustrée dans l’histoire du diocèse de Fréjus. Il est le fils Pierre de Villeneuve, seigneur d’Esclapon et de dame Marie de Théas de Caille. Il était abbé commendataire de Notre-Dame de Gourdon (Lot) et vicaire général d'Auch avant la Révolution. Il renonça alors aux fonctions ecclésiastiques sans prêter le serment schismatique, et fut maire de Fayence. Il reprit plus tard l'habit ecclésiastique, fut nommé chanoine honoraire d'Aix par Mgr Ferdinand de Bauuset-Roquefort, contribua pour une grande part à faire rendre au culte la Sainte-Baume et fut ensuite fait chanoine titulaire de Fréjus lors de la première promotion du 30 novembre 1823, et vicaire général. Le 13 décembre 1826, il est désigné pour être évêque de Verdun, préconisé à Rome le 9 avril 1827 et sacré le 20 mai suivant par Mgr Ferdinand de Bausset-Roquefot, archevêque d’Aix, assisté de l’évêque de Strasbourg et de celui de Nancy, il devient alors « chanoine d’honneur de Fréjus ». Il meurt à Verdun le 14 novembre 1831.

Raymond Boyer (1925-2011)

Raymond BoyerRaymond Boyer était originaire de Marseille où il naquit le 13 juin 1925, de Louis-Gaston Boyer (1874-1953) descendant d’une famille originaire d'Aups, qui s’était illustrée aux XVIIIe et XIXe siècles, dans l'industrie de la tannerie, et d’Églantine Rose Miard. Raymond passa son enfance dans le quartier des Aygalades. A peine âgé de six ans, il visita le musée Borely sous la conduite éclairée de son père : le contact avec les momies exposées fascina le futur archéologue. « C’est à cet instant que le virus de l’histoire et de l’anthropologie est entré en moi », dira-t-il plus tard. Sa famille s’étant installée à Draguignan en 1932, il y suivit ses études au lycée Ferrié, de 1935 à 1946, où il se passionna pour la pharmacie, la chimie, la physique mais aussi la littérature. Il passe son bac en 1943. Ayant senti en lui l’appel du Seigneur, il entra au séminaire de la Castille. On ne tarda pas à y découvrir ses compétences et, pour mieux les mettre en lumière, à lui demander de poursuivre des études : après son ordination sacerdotale qu’il reçut le 27 juin 1948, il entra à 25 ans dans la section Histoire et archéologie de la faculté d’Aix-en-Provence où il côtoya deux grandes figures de l’archéologie provençale qu’étaient Fernand Benoît et Jean-Rémy Palanque. Avec sa licence en poche, il fut nommé professeur d’Histoire de l’Eglise et d’Hébreu au séminaire de la Castille de 1951 à 1960, tout en préparant un doctorat d’Etat en Histoire et archéologie (qu’il obtint en 1955 avec une thèse supervisée par Georges Duby ayant pour titre : « La chartreuse de Montrieux aux XIIe et XIIIe siècles»), à la demande de Mgr Gaudel qui, en universitaire, avait le souci de promouvoir un clergé dûment formé. C’est à ce moment que Fernand Benoît demanda au jeune abbé de créer un centre de documentation archéologique pour préserver les nombreuses découvertes des chantiers de fouilles varois. Raymond BoyerL'abbé Boyer rejoint alors les rangs du CNRS et fonde, en 1957, le Centre archéologique du Var à Draguignan. En 1963, il crée le laboratoire de conservation-restauration des métaux archéologiques, puis en 1967 le laboratoire d'archéo-anthropologie, deux services rattachés à l'Institut d'archéologie méditerranéenne, puis au Centre de recherche archéologique du CNRS. Il occupe ces importantes fonctions jusqu'en 1990, date de sa retraite. Mais, avec son intelligence brillante et sa culture exceptionnelle, il ne se sera jamais départi d’une immense modestie.

Compagnon de la Libération, aumônier de la clinique Médicis, puis de la polyclinique Sainte-Thérèse, chapelain du prieuré de Provence de l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, Raymond Boyer était président d'honneur de l'Amicale des Arméniens de Draguignan et président d'honneur de la Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var. Il était également membre de diverses sociétés savantes dont la Société française d'archéologie classique, l'Institut international d'études ligures, l'Institut royal d'archéologie de Grande-Bretagne, l'Institut oriental de l'université de Chicago. Il est fait chanoine honoraire par Mgr Rey en 2003. Il fêta en 2008 le soixantième anniversaire de son ordination sacerdotale. Sa frêle silhouette s’est évanouie avec la discrétion et la simplicité qui le caractérisaient dans la nuit du samedi au dimanche 29 mai 2011, dans la maison familiale dracénoise qu'il occupait depuis 1932.

Ouvrages publiés :

  • « Un aumônier militaire français témoin du drame arménien : journal de l'abbé Chaperon » ; Raymond Boyer ; 1996.
  • « Draguignan, 2000 ans d'histoire » ; Raymond Boyer, Pierre-Jean Gayrard, Yann Coudou et Charles Clairici ; 2000.
  • « Une sainte provençale du XIVe siècle : Roseline de Villeneuve » ; Raymond Boyer et Gilles Grévin ; éditions De Boccard ; 2002.
  • « Aperçu sur une technique de fouille des inhumations habillées » ; Raymond Boyer et Yves Pattori ; Revue archéologique de Narbonnaise, 1976, p. 271-284.
  • « Découverte de la tombe d'un oculiste à Lyon (fin du IIe siècle ap. J.-C.) : instruments et coffret avec collyres » ; Raymond Boyer ; Revue d'archéologie Gallia, 1990, p. 215-249.
  • « Le Trépied étrusque du musée archéologique de Nîmes : nouvel examen et nouvelle restauration » ; Raymond Boyer et William Mourey ; Centre de recherches archélogiques ; 1983.
  • « Tissus découverts dans les fouilles du port antique de Marseille » ; Raymond Boyer et Gabriel Vial ; Revue d'archéologie Gallia ; 1982.
  • Un groupe d'urnes funéraires (Ier-IIe siècle) découvert près des Arcs-sur-Argens (Var) ; Raymond Boyer, Guy Arnaud, Sylvie Arnaud et Antoine Reymondon ; Revue d'archéologie Gallia, 1986, no fasc. 1. - p. 91-120.
  • Archéologie à Draguignan : le domaine de Saint-Hermentaire, Antiquité et Moyen Âge ; Raymond Boyer, Yann Codou, Pierre-Jean Gayrard ; éd. du musée municipal de Draguignan ; 1993.
  • Saint-Hermentaire : une église de l'Antiquité tardive (de la villa gallo-romaine au prieuré rural) ; Boyer Raymond, Codou Yann, Gayrard Pierre ; éd. du musée municipal de Draguignan et de l'association Les Amis de Saint-Hermentaire ; 1994 ; 110 p.
  • Vie et mort à Marseille à la fin de l'Antiquité : inhumations habillées des Ve et VIe siècles et sarcophage reliquaire trouvés à l'abbaye de Saint-Victor ; Dir. Raymond Boyer ; Atelier du patrimoine de la ville de Marseille, 1987, 123 p.
  • « Fouilles de la Trinité, à Callas (Var). Campagne de 1960 » ; Raymond Boyer et Paul-Albert Février ; Revue d'archéologie Gallia, 1963, no 2., p. 261-275.
  • « Atlas international des routes protohistoriques et historiques » ; Aubert Georges, Boyer Raymond, Février Paul-Albert, Taxil André ; éd. du Laboratoire de cartographie de l'école pratique des hautes études ; 1959-1980 :
    • Évolution de la grande voie transversale des Alpes Maritimes au Rhône : commentaires ; Aubert Georges, Boyer Raymond, Février Paul-Albert, Taxil André.
    • Étude partielle de la voie romaine de Forum Voconii à Riez ; Aubert Georges, Boyer Raymond, Février Paul-Albert.
  • « Toulon avant le royaume », Raymond Boyer et Paul-Albert Février ; article intégré dans l'ouvrage « Histoire de Toulon » ; éd. Privat ; 1980.

Prosper Denis  (1918-2014)

Prosper DENIS 2Prosper Marius Pierre Denis naît à Alger le 10 juillet 1918, alors que son père, Pierre, directeur de tannerie, est mobilisé, laissant seule son épouse Claudine Boursier, tous deux étant originaires de Lyon. Prosper est ordonné prêtre le 29 juin 1942 pour le diocèse d’Alger. Il y exerça diverses fonctions et fut en dernier lieu curé de la cathédrale. Arrivé en 1977 à Toulon, lui est d’abord confiée la charge de vicaire à la paroisse de Vidauban le 1er juillet 1977. Il est ensuite incardiné au diocèse de Fréjus-Toulon par Mgr Barthe en 1978. En juillet 1985, il est nommé curé de la paroisse de Sanary-sur-Mer, puis doyen du doyenné de Bandol le 20 octobre 1991. En juillet 1993, il est nommé curé de la paroisse du Val et doyen du doyenné de Brignoles en décembre 1994. En septembre 1998, il devient aumônier de la Maison de retraite « Ma Maison » des Petites Sœurs des Pauvres à Toulon jusqu’en 2006. Il reçoit le camail de chanoine titulaire le 3 octobre 2001, dans la promotion qui comptait en outre les chanoines Molinas, Guillot, Espitalier, Carli et Moncault.

Doyen d'âge des prêtres du diocèse, le chanoine Denis meurt le 13 février 2014, à l’hôpital Sainte-Musse de Toulon. Ses funérailles sont célébrées à la cathédrale de Toulon le lundi 17 février, présidée par Mgr Rey.

Voici son testament spirituel intitulé « Ma profession de foi, à lire le jour de mon enterrement. » :

"Pour moi, le Christ c’est ma vie".Prosper DENIS 1

Je n’ai jamais envisagé un autre genre de vie que le sacerdoce. J’ai toujours cru que c’est Dieu qui m’a choisi "dès le ventre de ma mère" ; que l’Eglise m’a appelé et que c’est elle qui me demande de réaliser tel ou tel ministère ou service. Je n’ai donc pas à justifier mon style de vie : je ne l’ai pas choisi ; l’Eglise me l’a confié ; à moi de l’accomplir de mon mieux, puisque le Christ veut atteindre toute âme de bonne volonté qui désire le rencontrer à travers ma personne. Ce qui fait le lien entre prêtres de différents ministères, c’est que tous ont reçu une mission (j’entends de l’autorité et pas d’un soi-disant charisme personnel). Le sacrement de l’ordre nous fait participer au sacerdoce du Christ pour, comme Lui : prier au nom de l’humanité, offrir le Sacrifice de la Croix, annoncer la Bonne Nouvelle du Salut.

Parce qu’il participe au sacerdoce de l’évêque, le prêtre a reçu une grâce propre et a, pour fonctions propres, (qui le différencient radicalement des laïcs) celles de prêcher à temps et à contre temps et de donner les sacrements. Je remercie monseigneur Barthe de m’avoir accueilli avec tant de bienveillance. Je veux servir dans le diocèse de Toulon, sous la conduite de monseigneur Madec, avec autant de générosité que je l'ai fait dans le diocèse d'Alger auquel je demeure indissolublement lié. Je demande pardon au Seigneur pour mes négligences et offenses, plus dûes à la faiblesse qu'à la malice.

denis
Je demande pardon à tous ceux qui m’ont approché et qui auraient pu être choqués ou peinés par mon comportement. Qu’ils veuillent bien prier le Seigneur de ne pas m’en tenir rigueur. J’ai toujours voulu être "au service de tous." "Je sais en qui j’ai mis ma confiance".

"Dieu ne m'a jamais manqué" comme a dit sainte Thérèse d’Avila.

Vidauban, 15 août 1983

Toulon, 31 août 1998