Jean-François Drèze (1945-2026)
Jean-François Drèze nait à Sedan le 18 mai 1945 dans une famille profondément chrétienne et engagée socialement. Son frère Jean-Paul étant entré au petit-séminaire dès la sixième, Jean-François lui emboîte le pas en quatrième mais quitte l'institution
avant la fin des études secondaires dans la perspective de se marier un jour. Il entreprit alors des études à Paris, si l'Histoire le passionne comme son autre frère qui en fit sa profession, c'est plutôt la recherche criminelle en vue d'une carrière policière qui séduit Jean-François dans un premier temps, c'est ainsi qu'il obtient en 1970 un diplôme de criminologie en même temps qu'une maitrise de droit civil à l'université de Reims, avant qu'à la rencontre de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, il s'oriente définitivement vers la prêtrise. C'est d'abord au séminaire de Paray-le-Monial qu'il entra en septembre 1974, puis au séminaire des Carmes, à Paris, pour le service du diocèse de Meaux où ses parents s'étaient établis pour raisons professionnelles. Il est ordonné diacre le 30 septembre 1979 mais, pour avoir dénoncé alors les dérives d'un de ses professeurs, il est écarté de l'ordination sacerdotale. Son frère Jean-Paul, prêtre du diocèse de Reims, tentera vainement de convaincre plusieurs évêques avant que son ami, Mgr Georges Mercier, évêque émérite de Laghouat oriente Jean-François vers Mgr Edmond Abelé, évêque de Digne qui l'incardine le 1er octobre 1981 avant de l'ordonner prêtre le 8 novembre de la même année, à Digne. D'abord nommé vicaire à Forcalquier, il devient curé de Saint-Michel-l'Observatoire de 1983 à 1985, du Brusquet de 1985 à 1989, de Montélimar de 1989 à 1990 avant d'obtenir une année sabbatique au Puy en 1990. Parallèlement, il poursuit des études de théologie auprès de l’université de Toulouse et obtient le doctorat en 1988 avec une thèse publiée en 1991 intitulée Raison d’Etat, raison de Dieu ; politique et mystique chez Jeanne de France. Il les complètera avec des études de Lettres et un DEA délivré par la Sorbonne en 1988 et une maîtrise de droit canon auprès de l'université de Toulouse en 1997. Il rejoint le diocèse de Fréjus-Toulon en 1991 et sera successivement nommé curé de La Croix-Valmer (1991-1999), du Val (1999-2001), de Brue-Auriac (2002-2004) après une parenthèse d'un an comme prêtre auxiliaire à la paroisse Ste-Thérèse de Toulon, et enfin du Revest et Dardennes de 2004 à 2013. En même temps, ses capacités canoniques l'amènent à assumer la charge de chancelier du diocèse de 2001 à 2013 et de vice-official du tribunal ecclésiastique d'appel à Aix de 2002 à 2011. Promu chanoine titulaire de la cathédrale le 1er septembre 2005, il assuma au chapitre la fonction de chanoine pénitencier jusqu’à sa mort. Le 6 septembre 2013, il est décoré de la médaille diocésaine de Saint-Cyprien. Après s’être retiré à l’Ehpad Sainte-Catherine Labouré à Toulon, il s’éteint le 16 mai 2026 au terme d’une longue maladie. Ses obsèques furent célébrées à l'église St-Christophe du Revest le mardi 26 mai, présidées par Mgr Touvet, il fut inhumé dans un caveau familial le 28 mai à Signy-Montlibert, village de sa mère.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.


pour lui-même, Jean Rame essaie de se rassurer auprès d’un ami romain qui ne lui garantit pas sa sécurité en cas d’émeute. Quelques jours plus tard, au soir du 8 avril, le conclave est pris d’assaut, les portes sont enfoncées à coup de hache, chacun voit alors sa dernière heure arrivée et se cherche un confesseur ; Jean Rame qui pénètre aussi dans le palais à la recherche du cardinal de Poitiers confesse lui-même plusieurs membres du conclave avant de demander à son tour l’absolution à Albert Cosses, chapelain du cardinal Guillaume Noellet, lorsqu’un romain appelé Pierre Manlianus surgit dans la chapelle et lui assène un violent coup d’épée sur la tête, lui infligeant une large blessure qui fit couler le sang abondamment. Alors qu’un de ses serviteurs ce jour-là sera, selon ses mots, inhumainement dépouillé de ses vêtements et de sa bourse, Jean Rame, réalisant que sa résidence du Borgo ne pourrait le protéger de la foule dont la fureur s'étendait à tout ce qui était étranger, quitta ses habits ordinaires, sa cape et son rochet et, sous un déguisement se réfugia avec un seul compagnon dans la maison de son ami, près du Panthéon.