Pierre Emphian (1640-1707)
Pierre Emphian (Anfian, Enfian ou Amphian) naît à Fréjus et reçoit le baptême à la cathédrale le 5 septembre 1640. Il est le fils d’Honoré (fils de Geoffroy), marchand, et de Jeanne Aubert, qui s’étaient mariés le 28 octobre 1635 à la cathédrale de Fréjus. Sa mère est la sœur du chanoine André Aubert (1613-1656) qui sera le parrain de son frère, André Emphian (né le 15 juin 1650). Mais deux mois plus tard, le 17 août, meurt le père de famille, Pierre n’a pas dix ans. En 1665, on réussit à bien marier une sœur, Marguerite, avec Jean Valence, écuyer du Muy, fils du coseigneur de Roquebrune. A l’époque de la naissance de Pierre, la famille paternelle comptait un consul de la ville, Jean Emphian, et, deux générations plus tard, donnera quelques ecclésiastiques comme les trois frères Pierre Emphian, religieux de l'ordre de la Merci (filleul à son baptême en 1699 de notre chanoine), Elie-Marie Emphian (1714-1770), économe du séminaire en 1742 puis curé de Saint-Raphaël de 1743 à 1770 et François (1719-1748), qui sera secondaire à la cathédrale.
Notre Pierre Emphian avait hérité à quinze ans du canonicat que lui avait résigné son oncle avant de mourir avec sa prébende de Brovès. A cause de cet héritage inattendu, le jeune homme dut renoncer à la perspective d'une vie plus confortable. Un temps contrarié par ce projet, grâce à son travail et à ses qualités personnelles, Pierre Emphian accéda au sacerdoce et sut honorer son statut, dit Antelmi, par une vie digne d'éloges. Nul autre membre du chapitre ne fut plus assidu que lui à la cathédrale : il assista à quantité de cérémonies entre 1659 et 1688, en particulier des baptêmes où il accepta souvent d’être parrain, ce qui vérifie ses étroites relations avec les membres de la bourgeoisie locale. La
dernière fois, ce sera le 25 février 1699, pour porter sur les fonts baptismaux Pierre, le fils de son parent Jacques Emphian, maître chirurgien royal, et de son épouse Marie-Thérèse Richelmy. Après avoir reçu les sacrements, le chanoine Emphian mourut à soixante-six ans, le 31 août 1707 et fut inhumé dans une des tombes du chœur de la cathédrale.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.


'abord à la paroisse de l'Immaculéee Conception, à Toulon puis dans sa paroisse natale de Hyères en 1970 ! Egalement vicaire épiscopal depuis cette date, il est chargé de la zone côtière. En 1974, il est promu chanoine titulaire de la cathédrale puis est élu doyen du chapitre le 7 octobre 1994. Il avait été nommé vicaire général en 1983 pour succéder à Mgr Compans. Le chanoine Forno était membre de l’Académie du Var depuis 1992. A son tour élevé à la prélature romaine, Mgr Forno meurt à La Garde le 24 février 2002. On lui doit nombre de monographies historiques ; avec sa compétence canonique (qui lui valut un temps d'être aussi vice-official), il a également collaboré à la publication du Petit guide du nouveau code de droit canonique, de Roger Paralieu, publié aux éditions Tardy en 1983. Mgr Forno était chevalier de l’ordre national du Mérite et chevalier de l’ordre du Saint-Sépulcre.
deviner ce que sera son parcours. Il est effectivement ordonné sous-diacre le 24 juin 1883, puis prêtre le 24 juin 1885 à Fréjus des mains de Mgr Theuret, Mgr Terris venant de décéder. L'abbé Arène fut employé comme professeur au petit séminaire de Grasse la première année de son ministère sacerdotal (d'octobre 1885 à octobre 1886) puis à celui de Brignoles. Le 8 août 1889, il reçut une affectation de vicaire à Reynier puis à Saint-Tropez à partir du 28 février 1891. Tombé malade en 1893, l'abbé Arène ne reçut plus pendant de longues années que des fonctions d'aumôniers que sa santé délicate lui permettait d'honorer : à Hyères d'abord chez les Soeurs franciscaines en octobre 1894 puis chez les Filles de la Charité et enfin à Sainte-Clotilde de Toulon à partir du 1er septembre 1900. Ce ministère lui permet de reprendre des cours auprès de la faculté catholique de Lyon, pour obtenir finalement en 1897 une licence ès lettres à Paris. En 1904, on lui confie un ministère d’enseignement au grand séminaire de Fréjus où il occupe la chaire d’Ecriture Sainte et de liturgie. En janvier 1907 il remplace le chanoine Antoine Arnaud comme supérieur et est élevé le 19 septembre de la même année à la dignité de chanoine honoraire pour laquelle il est installé le 18 octobre. Le 30 mai 1910, le chanoine Arène reçoit le titre de vicaire général honoraire. Jusqu’en 1917, il présidera ainsi aux destinées du grand séminaire éxilé par les lois anticléricales à Hyères (l’institution reviendra alors à Fréjus avant de s’établir définitivement au domaine de la Castille) et où tout est à reconstruire après l’orage de la séparation. A partir du 8 février 1919, après douze ans d’une activité incessante et contraint à un peu de repos, il passera cinq ans à l’orphelinat Saint-Joseph de Boulouris, comme aumônier. En 1921, le chanoine Arène est choisi par Mgr Guillibert comme vicaire général et, par un bref du 10 février 1921, est honoré du titre de Prélat de la Maison de Sa Sainteté. Il devient chanoine titulaire de la cathédrale en 1924. Sous un abord un peu froid, il exerce sa responsabilité de vicaire général avec une dignité exemplaire et une âme de prêtre toujours noble et droite. En 1932, Mgr Arène n’est plus que chanoine honoraire de nouveau, puis se retire pour raison de santé le 28 août 1938, avec le titre de vicaire général honoraire, à Rocheville (sur la commune du Cannet) chez les Sœurs du Bon Pasteur dont il était le supérieur ecclésiastique, mais Mgr Arène revient à Toulon en 1952 finir ses jours parmi ses neveux. Il y meurt le 17 octobre 1953. Ses obsèques sont célébrées dans l’église Saint-Cyprien.