Emilien Vincens (1854-1939)
Emilien-Joseph-Barnabé Vincens naît le 11 juin 1854 à Correns, fils d’André Vincens et de Nathalie Vincens (fille du cousin germain d’André). Au terme de ses études cléricales, Emilien est ordonné sous-diacre le 6 avril 1878 et prêtre le 7 juin 1879. Le jeune prêtre est envoyé le 1er juillet suivant comme recteur à Bézaudun, dépendant encore du diocèse de Fréjus. En juillet 1884, il arrive comme vicaire à Carcès puis devient recteur de Montfort le 16 juillet 1890, puis de Villecroze le 1er juillet 1897. Le 16 juin 1902, Mgr Arnaud nomme l’abbé Vincens curé de Roquebrune-sur-Argens puis son successeur, Mgr Guillibert, lui donne la cure de Cotignac le 1er novembre 1907. Il dirigera les destinées de cette paroisse durant vingt ans au cours desquels il sera promu chanoine honoraire le 16 décembre 1919. Admis à la retraite le 21 juin 1927, le chanoine Vincens meurt à la Villa Saint-Charles, au domaine de la Castille, le 5 janvier 1939.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.


