Oscar Roubaud (1845-1922)
Oscar-Alphonse-Philippe Roubaud était né à Lorgues le 13 mars 1845. Ayant senti très jeune l’appel au sacerdoce, il entra au petit séminaire de Brignoles alors à l’apogée de sa splendeur. De là, il passa à Fréjus où se trouvait le grand séminaire. A sa sortie, dans l’attente d’avoir l’âge requis pour les ordres, sa solide formation lui permit d’accepter le titre de précepteur dans certaines bonnes familles du diocèse avant d’entrer au groupe des professeurs du petit séminaire.
Il est ordonné sous-diacre le 7 mars 1868 puis prêtre par Mgr Jordany le 19 septembre 1868. il poursuit son enseignement au petit séminaire de Brignoles de 1868 à 1870, puis pour des raisons de santé, regagne sa famille à Lorgues pour un temps de repos qui le mène de 1870 à 1872. Cette année, il rejoint le petit séminaire de Grasse où il reste d'octobre 1872 à 1874. Le 17 octobre de cette année, il devenait curé de la vallée de Sauvebonne près de Hyères où il fit construire la coquette chapelle Saint-Isidore. Il est ensuite nommé vicaire à Saint-Louis, à Toulon, en septembre 1886. Avec quatre années de retard dues au changement d'administration consécutive à l'arrivée de Mgr Mignot, l'intelligent et actif abbé Roubaud, quoique modeste, est nommé curé de Bandol le 21 juillet 1890. Le 15 octobre 1894 il devient aumônier des soeurs de l’Espérance à Hyères, dans cet établissement important qui accueillait des hivernants de toute provenance et assurait des soins aux malades de la ville. Il fallut bientôt repartir pour remplacer un curé que la mort venait de terrasser et c’est ainsi qu’il redevint curé à la paroisse toulonnaise de Saint-Cyprien, le 1er mars 1905. Il s’y dépensa sans réserve, notamment durant la guerre qui le priva des collaborateurs dont il avait besoin. Il fonda un centre religieux au quartier Saint-Georges et couronna son ministère comme il l’avait commencé, en érigeant une chapelle, qui fut à l’origine de l’actuelle paroisse Saint-Georges. Il avait été fait chanoine honoraire le 10 septembre 1911. Miné par la maladie et admirablement soutenu par ses vicaires, il marcha saintement vers la mort, qui l’atteint le 8 décembre 1922.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.


François-Alexandre Maillet naît à Bourges le 12 janvier 1854. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1877 et arriva dans le diocèse de Fréjus avec Mgr Oury (évêque de Fréjus et Toulon de 1886 à 1890) dont il fut le secrétaire particulier. Il se livra aussi à la prédication et fut nommé chanoine honoraire de Fréjus en juin 1890 (avec le chanoine Marius Jauffret). Le chanoine Maillet suit ensuite Mgr Oury à Dijon qui le nomme vicaire général de son diocèse bourguignon. Il est nommé évêque de Saint-Claude le 22 mars 1898 et sacré le 29 juin par Mgr Oury qui devait être nommé à Alger huit jours plus tard. C’est Mgr Maillet qui accourt à Marseille au décès de son protecteur et ami en 1921, pour régler ses funérailles à Dijon. Mgr Maillet décède le 1er novembre 1925 à Saint-Claude. Il était assistant au trône pontifical, comte romain, honoré du sacré pallium.
Jean-Baptiste Adrien Llosa nait le 4 juillet 1884 à Draguignan, fils de Louis Llosa, confiseur, et d'Elisa Barbaroux. Jean-Baptiste est ordonné prêtre à Draguignan le 22 septembre 1907. Agrégé au clergé de la cathédrale, l'abbé Llosa est chapelain de Saint-Aygulf en 1921. Il est esnuite professeur au séminaire de la Castille et promu chanoine honoraire en 1928. Le chanoine Llosa se voit confier la cure de Notre-Dame de la Seds, à Toulon de 1936 à 1938. Lorsqu’il reçoit sa nomination d’évêque d’Ajaccio le 14 septembre 1938, Monseigneur Llosa devient chanoine d'honneur. Le nouvel évêque est sacré le 9 novembre en la cathédrale de Toulon par Monseigneur Simeone, évêque de Fréjus et Toulon, et par NN.SS. Jorcin et Rodié. Assistant au trône pontifical le 27 avril 1956, Monseigneur Llosa participe au concile Vatican II. Anticipant de trois ans l'obligation de démissionner à 75 ans pour les évêques portée en 1966 par le pape Paul VI, il se démet de son siège la même année pour recevoir le titre d'évêque titulaire de Taborenta le 26 juillet 1966, qu'il résignera le 18 février 1971 pour ne garder que celui d'évêque émérite d'Ajaccio. Il meurt en Corse, à Santa-Maria-di-Lota le 12 mars 1975 et est inhumé en la cathédrale d’Ajaccio le 15 mars 1975.
ement et sa connaissance profonde des sciences ecclésiastiques le désignèrent pour être membre de la commission des examens des jeunes prêtres. Devenu curé-doyen de Salernes, il fut transféré en 1915 à Brignoles dont il fut nommé archiprêtre. Les efforts qu’exigent de lui la nécessité de pallier les absences dues à la guerre viennent à bout de sa santé et le conduisent à la démission. Il est alors nommé chanoine-adjoint au Chapitre de la cathédrale, en 1915. Il se disposait à se rendre à Fréjus, quand la mort le frappa à Brignoles, le 29 avril 1922. Il y fut inhumé le lundi suivant dans le caveau des curés.