Roger Vuillemin (1910-1969)
Roger-Marie-Eugène Vuillemin nait à Antibes le 1er juin 1910. Il se rattache à la Meuse par son père, Joseph-Louis-
Georges Vuillemin (1875-1964), alors lieutenant au 7ème bataillon de chasseurs, né à Vigneulles-lès-Hattonchâtel dans une famille de fonctionnaires. Mais sa mère, Marie-Emilie-Rose Germain, est profondément varoise, puisque fille de Laurent Germain (1854-1898) qui mourut maire de La Valette-du-Var en laissant une monographie remarquée sur l’histoire de sa ville (2ème éd. 1891) ainsi que des Notes de voyage (1878) dans lesquelles il porte ce jugement sans nuances qu’on lui pardonnera : « On pourrait croire, qu’étant le siège d’un important évêché, Fréjus possède une vaste et ancienne basilique ! Détrompez-vous, l’église est antique, je vous l’accorde, mais son style est affreux !... » Avant d’en être un jour chanoine, son petit-fils, Roger se forme au séminaire Saint-Sulpice, à Paris puis au séminaire français de Rome. Il est ordonné prêtre à Hyères le 29 juin 1934. Nommé au petit séminaire d’Hyères, il y sera successivement surveillant, professeur de mathématiques, puis après l’interruption de la mobilisation et de la captivité, pendant la guerre de 1939-45, supérieur à partir de juillet 1950.
Il est fait chanoine honoraire le 2 juin 1953 et installé le jeudi 18 juin avec les chanoines Pourrière, Latil, Journoud, Laurent, nommés au Chapitre à l’occasion du jubilé sacerdotal de Mgr Gaudel (le chanoine Long étant installé plus tard). En octobre 1958 le chanoine Vuillemin est nommé curé archiprêtre de Brignoles, puis, en janvier 1965 vicaire épiscopal et chancelier de l’évêché. Il devient alors chanoine titulaire en 1966 et maître des cérémonies du chapitre. Il meurt à Toulon le 29 novembre 1969 ; ses obsèques sont célébrées le 1er décembre à la cathédrale de Toulon, il est inhumé ensuite à La Valette, berceau de sa famille maternelle, dans le tombeau des prêtres.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

Ordonné prêtre, il occupa plusieurs postes (dont celui de vicaire de Saint-Louis, à Toulon, de 1858 à 1865) avant d’être nommé curé de Saint-Flavien à Toulon. Il reçut la dignité de chanoine honoraire de Fréjus en 1876 : avant de laisser le gouvernement du diocèse, en mai 1876, Mgr Jordany tint à honorer quelques uns de ses prêtres en leur conférant le titre de chanoine honoraire, c’était les abbés Joseph Brémond, Henri Rebuffel, Louis-Léon-Jules Liotard et Philippe Giraud, curé de Saint-Flavien, à Toulon. Le chanoine Giraud reçut les insignes de sa nouvelle dignité le samedi 10 juin 1876 des mains du Doyen lors de l’office capitulaire dans la cathédrale de Fréjus. Mgr Terris le nomma ensuite curé-doyen d’Antibes. Le 1er septembre 1886 Antibes passait avec l’arrondissement de Grasse sous la juridiction de l’évêque de Nice, Mgr Balaïn, qui lui conféra la même année le titre de chanoine honoraire de sa cathédrale et ne tarda pas à le choisir comme vicaire général en mai 1887, au décès du chanoine Bensa (nomination agréée par le ministère le 28 juin 1887). Il occupa cette fonction pendant tout le reste de l’épiscopat de Mgr Balaïn. Le chanoine Giraud mourut à Nice le 12 juillet 1901.
galante compagnie dont on note qu’il « a bu une partie de bouteille de bière » avec ladite personne… L’abbé Gavoty obtiendra entre autres bénéfices le prieuré de Saint-Martin-de-Chemars, à Châteaudun, ce qui est attesté au moins en 1779. Mais il a déjà été pourvu d’une stalle au chapitre de Fréjus, au plus tard en 1761. Toujours dans le tourbillon de la capitale, mais en meilleure société, le chanoine Gavoty participe le 24 avril 1766 à Saint-Denis, avec les conseillers d’état Jean-François Joly de Fleury et Pierre-Etienne Bourgeois de Boynes, au chapitre général de la congrégation de Saint-Maur, sommé
e d’envisager une réforme dans le cadre de la commission des réguliers à laquelle notre chanoine semble avoir apporté son concours, ce qui laisse espérer qu’il avait eu le temps de se réformer lui-même... A la mort du capiscol François-Jacques Attanoux le 23 décembre 1778, le chanoine Gavoty revendique pour lui au titre de chanoine le plus âgé (à l'exclusion du prévôt) sa prébende de Gassin et cède son bénéfice de Séranon attaché à la charge de préceptorial au chanoine Martinot. On retrouve messire Gavoty le 2 juillet 1784, lorsqu'il intervient auprès du lieutenant civil du C
hâtelet pour obtenir un "curateur à délaissement" au sujet d'une rente : il s'intitule alors "prêtre, chanoine de l'église de Fréjus, aumônier de sa Majesté en son château royal de Madrid". Le 3 octobre 1785, le chanoine capiscol marie au Luc son neveu Jean-François-Marie Gavoty, fabricant tanneur d’Aubagne, avec Christine-Honorade Baliste. Si la livraison de La France ecclésiastique pour l'année 1786 donne bien encore le chanoine Gavoty comme capiscol de Fréju
s, il n'apparaît plus comme tel le 11 février 1786 où il est nommé tuteur pour le mariage de sa nièce Françoise-Thérèse Gavoty : comparait alors à Paris "messire Charles Gavoty, bachelier en théologie, chapelain du roi, prieur commendataire de St-Martin, curé de de la paroisse St-Roch", dans la capitale, et il signe "l'abbé Gavoty". Il aura donc cédé sa place au chanoine Baliste qui est attesté comme capiscol dès 1787. Est-ce lui qu'il faut reconnaître dans une des toutes dernières déclarations des bénéfices ecclésiastiques d'Ancien Régime, celle du 27 février 1790 où un Charles Gavoty est noté comme archidiacre d'Aurillac, prieur de Marmanhac et de Reilhac, au diocèse de Saint-Flour ? On le retrouve le 16 septembre 1793, où au coeur de la tourmente, le "citoyen" Charles Gavoty, résidant au 34 de la rue St-Martin à Paris, ville où il déclare habiter depuis trente ans, obtient sa carte de sûreté qui équivalait, sous la Terreur, à notre carte actuelle d'identité, il a alors 80 ans.