Famille Néron (alias Néronis)
En février 1536, meurt l’archidiacre Bertrand Néron. Né vers 1460, il apparait comme un des proches collaborateurs de l’évêque Nicolas Fieschi puisqu’on le voit être le témoin d’une vente, le 13 janvier 1496, en qualité d’official et juge pour tout le diocèse de Fréjus. Il n’est pas encore chanoine de Fréjus à l’époque, mais « chanoine et préchantre d’Agde ». Cette curiosité s’explique aisément quand on sait que Nicolas Fieschi, ayant du renoncer un temps à l’évêché de Fréjus, avait été transféré à celui d’Agde entre 1488 et 1494. On retrouve Bertrand Néron en 1506, prieur de Notre-Dame de Spéluque, à Ampus, et bien « archidiacre de Fréjus » à la fin de l’année, quand il assiste à un acte de peuplement conclu entre Dom Raynier Lascaris, moine de Lérins, prieur et seigneur de Vallauris avec les nouveaux habitants, le 2 octobre de cette année. En 1518, l'archidiacre reçoit sa nomination de vicaire général et spécial par Nicolas Fieschi. Régulièrement présent aux divers actes qui jalonnent la vie du diocèse, le chanoine Bertrand Néron apparait encore dans la transaction entre le cardinal Franciotto Orsini, le chapitre et la communauté de Fréjus pour mettre fin à un différend qui dure depuis Nicolas Fieschi au sujet des droits seigneuriaux, le 14 septembre 1526, moins de dix ans avant sa mort. Le cadastre de 1518 nous précise que sa maison était située à Fréjus « en carriero Drecho ».
De la même famille probablement grassoise, est attesté un Philippe Néron, chanoine de Fréjus et prieur de Notre-Dame d’Embrian & Saint-Cassien, à Tanneron. Un Etienne Néron, « clerc de Grasse » lui succède à ce poste en 1532, que remplacera ensuite un Barthélémy Néron*, chanoine de Grasse (1557-1564). Il est probable que le chanoine Philippe Néron ait du sa stalle de Fréjus à la résignation de son parent, vers 1530.
* à ne pas confondre avec Barthélémy Néron, coseigneur de Bagnols dans les années 1540-1560.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

jeune Jules reçoit de sa famille les valeurs de travail et d’honorabilité qui s’y transmettaient de génération en génération. Après des études primaires et secondaires au collège de sa ville natale, il entre en 1867 au Grand Séminaire pour en sortir prêtre en 1872. Commence alors pour lui une très longue carrière qui le verra successivement vicaire à Trets, curé de Villeneuve-Gageron, professeur au collège catholique d’Aix, curé d’Alleins, Mallemort et de Saint-Pierre de Trinquetaille. L’importante paroisse de Salon ayant perdu son curé en décembre 1906, l’abbé Berlandier y fut nommé à 60 ans, en 1907, assumant une succession écrasante. Il y apporta son expérience pastorale, avec sa parole simple et forte, émue parfois. Non seulement il eut à cœur de maintenir les activités mises en place par son prédécesseur, mais il y fonda encore le Cercle Saint-Michel qui devint un centre d’activité catholique. En pleine guerre, c’est encor
e à lui qu’on pensa pour l’éminente cure de Saint-Trophime d’Arles devenue vacante en 1916. La primatiale (dont il avait été chanoine) trouva en lui un archiprêtre intelligent et un administrateur avisé et volontaire. C’est sous son autorité qu’y furent célébrées en novembre 1926 les somptueuses fêtes consécutives à la béatification de Mgr du Lau, archevêque d’Arles, martyr des massacres de septembre, présidées par le cardinal Charost, archevêque de Rennes. Pour récompenser l’octogénaire archiprêtre, Monseigneur Rivière, archevêque d’Aix, demanda alors pour lui les honneurs de la prélature. Il allait mener sa paroisse dix ans encore : ce n’est qu’en 1935 qu’il demanda l’assistance d’un pro-archiprêtre qui lui fut accordé en la personne du chanoine Viaud, sans pour autant prendre sa retraite. Entouré des soins de son second, Mgr Berlandier déclina rapidement et s’éteint le 26 mai 1939, servi jusqu’au bout par un tempérament robuste et une parfaite lucidité d’esprit. Ses funérailles furent célébrées le lundi de Pentecôte 29 mai, présidées par l’archevêque qui témoigna que le défunt s’était montré prêtre dans toute la force du terme tout au long de sa longue vie sacerdotale. Monseigneur Berlandier fut inhumé le 28 mai dans le caveau familial du cimetière Saint-Lazare, de Tarascon. Il avait été fait chanoine honoraire de Fréjus en 1929 par Mgr Simeone.
prêtre, qui administre le 30 juin 1572 à Ampus le baptême à Marguerite, fille de Barthélémy Aycard, et dont l'élégante signature apparaît dès 1563. Il est reçu « docteur en sainte théologie », ce qui lui permet, après être entré au chapitre cathédral, de disputer la stalle de théologal en 1595 avec Honoré Boqui (alias Broquy) et de l’obtenir la même année de l’archidiacre Hélion Mosson. Il semble qu’il n’ait pas été aussi assidu à ses fonctions que l’espéraient les consuls de Fréjus qui s’en plaignent en 1598 et qu’« attendu que Monsieur le théologal Aicardi va prêcher ailleurs », sollicitent un religieux « qu'il lui plaise venir prêcher la parole de Dieu en cette ville aux avents et carêmes prochains » moyennant les gages ordinaires de vingt sous… Le chanoine Aycard est attesté au moins jusqu’en 1600. Un autre Jacques Aycard sera docteur en théologie et capiscol de Draguignan dans les premières années du XVIIème siècle, le chapitre dracénois comptera encore dans les années 1620 un chanoine Laurent Aycard.
prévôt Frédol : c’est comme tel qu’il souscrit, en 1180, la sentence arbitrale rendue par l'évêque de Vence entre l'évêque et les chanoines de Fréjus. En novembre 1182, le nom du prévôt Hugues de Claviers apparaît encore dans la nouvelle approbation de sa donation accordée en l’église Saint-Paul de Hyères par le comte Alphonse Ier. On sait comment, après sa mort, les chanoines tenteront de récupérer au profit du chapitre et au détriment du seul prévôt les fiefs en question, qui resteront jusqu’à la Révolution française l’apanage des doyens du chapitre, malgré encore l’aliénation temporaire opérée par Jean Foulques à la fin du XVIème siècle.