Famille Boisson
Plusieurs clercs de ce nom illustrent la cathédrale de Fréjus au cours du XVIème siècle. La famille Boisson est implantée à Fréjus où elle possède, entre autres, au début du siècle un domaine avec une vigne dans la vallée du Reyran. Une branche s’est élevée particulièrement à travers des charges parlementaires, ainsi Honoré Boisson, époux de Jeanne Achard, qui est secrétaire criminel « en la suprême cour royale du parlement d’Aix », qui présente au baptême sa fille Catherine à la cathédrale de Fréjus en 1547, lui-même étant parrain dans cette même cathédrale en 1558 d’Anthonone Bonaud en compagnie d’Anthonone Antipol, la sœur du bénéficier Laurent Antipol, et en 1560 pour porter sur les fonts baptismaux Honoré Saturno, fils d’un citoyen romain établi à Fréjus. Peut-être faut-il voir là un lien avec la famille Boisson (de la Salle), anoblie par charge en 1543, qui donna plusieurs conseillers au parlement d’Aix au cours des XVII° et XVIII° siècles ainsi qu’un chanoine à la métropole.
A cette époque, un prêtre de Fréjus exerce la fonction de vicaire à la cathédrale, du nom de Jean Boisson, il est prieur de la Motte mais présent à la cathédrale où sa signature marque nombre d’actes depuis les plus anciens conservés, en 1547, et jusqu’en 1558 ; il meurt à Fréjus le 7 novembre 1561.
Deux chanoines et plusieurs bénéficiers portent encore ce nom :
Pierre Boisson, prêtre, occupe la stalle de chanoine sacristain où il est au moins attesté à partir de 1549 jusqu’à sa mort à Fréjus au soir du 12 juin 1563. Son acte mortuaire le désigne comme « prêtre de Fréjus ». Il y est effectivement très présent au long de ces années, multipliant par exemple les parrainages : une dizaine entre 1549 et 1560. Sa famille y réside également, notamment ses sœurs Philippe, Marguerite et Anthonone. Il s’impose face à un compétiteur « étranger », Jean de Glandèves, du clergé d’Aix, qui finira par se retirer en 1563. Dès 1561, le chanoine Pierre Boisson avait résigné sa stalle à son parent Boniface en se réservant les honneurs et revenus du bénéfice jusqu’à sa mort.
Boniface Boisson jusque-là prieur de Saint-Blaise, au territoire de Figanières, hérite donc du titre de sacriste de Fréjus en 1563 et abandonne son prieuré à Jacques Boisson qui suit. Jean de Glandèves se retire alors en se réservant une pension sur la sacristie ; l’année suivante il optera pour la chapellenie de Saint-Lazare. Boniface ne jouira pas très longtemps de sa prébende puisqu’on voit Pierre Bonaud lui succéder très rapidement.
Jacques Boisson, prieur de Saint-Blaise (également prieur de Notre-Dame de Gratemoine, à Séranon, attesté à partir de 1560 et pour la possession duquel il entre en procès en 1571), postule à son tour pour la sacristie de Fréjus en 1566 sans qu’on voit qu’il ait pu l’obtenir ; il semble qu’il soit resté bénéficier et il jouira de son prieuré de Saint-Blaise jusqu’en 1578. La famille fournit d’autres bénéficiers à la cathédrale, comme Olivier Boisson, fils d’Honorée Abeille, prêtre de Fréjus attesté comme bénéficier entre 1548 et 1566 (il est aussi prieur de Notre-Dame-de-Geline-Grasse alias Saint-Restitut, au territoire de Comps où il est sommé cette dernière année de restaurer à la fois les lieux et le service divin), un autre Claude Boisson postule encore pour une bénéficiature en 1565.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

cousin, Prosper Lagostena, avocat receveur de l’enregistrement. C’est alors que Mgr Mignot nomme ce prêtre d’allure modeste et effacé chanoine honoraire, le 1er janvier 1893. Il fut installé le vendredi 6 janvier 1893, jour de l’Epiphanie, à l’office capitulaire du matin. Le chanoine Jourdan avait toujours pris soin de s’effacer devant les hommes, ne vivant que sous le regard de Dieu pour exercer sa charité auprès des plus pauvres et le discret ministère de l’accompagnement spirituel et de la confession. Le chanoine Jourdan avait vécu la fidélité à ses devoirs sans bruit et sans éclat. L’influenza s’étant déclarée à Fréjus, il en fut atteint et, après dix jours d’indisposition, rendit son âme à Dieu le 25 janvier 1903. On l’enterra au cimetière Saint-Léonce.
e la Société d’études scientifiques du Var, publia cette année une Vie édifiante et populaire de sainte Roseline de Villeneuve et mit à profit son inactivité pour achever un travail auquel il consacrait depuis longtemps les loisirs de son ministère : un très pédagogique Traité de philologie classique, qu’il publia chez Belin, à Paris, deux mois avant sa mort survenue dans sa ville natale le 12 juin 1879. Il avait été fait chanoine honoraire de Fréjus par Mgr Jordany au moment où celui-ci quittait ses fonctions : avant de laisser le gouvernement du diocèse, le vieil évêque tint à honorer le 14 avril 1876 quelques uns de ses prêtres en leur conférant le titre de chanoine honoraire : c’était les abbés Joseph Brémond, Henri Rebuffel, Louis Liotard et Philippe Giraud.