Jean Gibert (1798-1876)
Jean-Antoine-Félix Gibert naît à Lorgues le 16 pluviôse an VI (4 février 1798), fils de Simon Gibert, colporteur, et de Rosalie Coulomb. Ordonné sous-diacre le 16 juin 1821 puis prêtre le 21 décembre 1822 à Aix, l’abbé Gibert sera successivement vicaire à Aups et à Fréjus, puis curé de Seillans à partir du 1er février 1829. Il gagna ensuite Toulon où il passera de longues années d’abord comme vicaire à la paroisse Sainte-Marie puis, dès le 22 juin 1847, comme curé de celle de Saint-François-de-Paule. Il laissa le souvenir d’un homme profondément bon et doux. Il mourut à Toulon le 24 mars 1876. Il avait été fait chanoine honoraire de Fréjus le 12 septembre 1852.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
