Joseph Comte (1805-1877)
Joseph Comte naquit à Grasse le 29 brumaire an XIV (20 novembre 1805) dans une famille qui, comme les Geoffroy du Rouret, les Cresp, les Pons, donnera plusieurs prêtres au cours du XIXème siècle, fils de Pierre-Joseph Comte, tailleur d’habits et d’Elisabeth Court. L’abbé Comte fut ordonné pour le diocèse de Fréjus tout juste rétabli et exerça son ministère sacerdotal à Fréjus puis à Grasse où il fut vicaire pendant plusieurs années (de 1830 à 1842). Il rejoint ensuite le clergé de Paris où il obtient la cure de Saint-Germain-des-Prés. Il est fait chanoine honoraire de Fréjus en 1870. Obligé, en 1875, de résigner sa charge à cause d’une affection rhumatismale qui l’affectait depuis une dizaine d’années, il se retire à Versailles à deux pas de la cathédrale (1, rue du Marché Neuf) pour se préparer à la mort qui survient presque subitement aux premières heures du jour de Pâques, le 1er avril 1877.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
