Pierre Veyan (1804-1863)
Pierre Jacques Veyan naît à Riez, le 17 nivôse an XII (8 janvier 1804), fils de Jean-Baptiste Veyan, cultivateur, et de Marie Autran. Dans la commune de Puimoisson, limitrophe de celle de Riez, était né un peu plus de cinq ans plus tôt celui qui deviendra Mgr Jordany, évêque de Fréjus de 1855 à 1876. Peu après sa prise de possession en 1856, le nouvel évêque conféra le titre de chanoine honoraire à son ami, alors curé de Volonne, au diocèse de Digne, depuis 1853. C’est là qu’il finit ses jours le 18 février 1863 et qu’il est inhumé.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

Louis-Joseph-Marcelin Pument naît à Hyères, le 9 janvier 1912, fils de Baptistin-Marius Pument, horticulteur, et de Marie Grosso. Il est ordonné sous-diacre le 29 juin 1935 et prêtre le 29 juin 1936. Il est alors envoyé à la paroisse de Pourcieux comme vicaire économe, puis rejoint Saint-Raphaël, en 1938, comme vicaire du chanoine Vian qu’il assiste en des moments douloureux. En 1944, l’abbé Pument est nommé curé de Callian. En 1947, il s’offre avec sa mère, originaire de Monterosso (Italie), un voyage à Los Angeles pour visiter une tante immigrée aux Etats-Unis. En 1950, l’abbé Pument est transféré à la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc, à Toulon. C’est là qu’il reçoit le camail de chanoine honoraire en août 1960. En 1970, il devient curé de Saint-Roch à Fréjus avant de prendre sa retraite en 1983 sur la paroisse toulonnaise de Saint-Joseph. Enfin, il termine sa vie chez les Petites Sœurs des pauvres et meurt à Toulon le 21 juin 2007. Après la messe d’obsèques célébrées à Saint-Joseph-du-Pont-du-Las, le chanoine Pument est inhumé au cimetière de la Valette-du-Var.
