Jean-Joseph Gamel (1787-1865)
Jean-Joseph Gamel, fils de François Gamel et d’Honnorate Brunet, naît le 27 février 1787 à Bargemon et y reçoit le baptême le 1er mars suivant. Il appartient à une famille durablement implantée dans le village et il faut remonter à un ancêtre du nom de François Gamel, né vers 1580 à Bargemon, pour trouver le lien familial avec le chanoine Louis-Grégoire Gamel (1808-1894). Un frère plus jeune, Etienne Gamel (1800-1881), ordonné prêtre à la suite de son aîné en 1825, sera recteur de Figanières. Jean-Joseph, en effet, exerce alors le ministère depuis plusieurs années dans le cadre du vaste diocèse d’Aix, avant le rétablissement du diocèse de Fréjus : il est vicaire à Aups en 1812, puis recteur de Villecroze en 1820. En 1835, Monseigneur Michel l’appelle à Fréjus en lui donnant une stalle de chanoine titulaire de sa cathédrale. A la démission du premier doyen du chapitre en 1861, le chanoine Armieu, Messire Gamel devient de fait le plus ancien des chanoines dans l’ordre de nomination, avant que Mgr Wicart ne choisisse l’année suivante le deuxième doyen en la personne du chanoine Isnard. Jean-Joseph Gamel meurt à Fréjus le 28 août 1865.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

neveu, le futur chanoine Tortel (il était le petit-fils de Clotilde-Françoise Roux, la sœur de Marie-Magdelaine Roux, mère du chanoine Liautaud), qui l’accompagna jusqu'à sa mort survenue à La Seyne le 3 septembre 1860, à 56 ans seulement.
Pour des raisons de santé, il doit interrompre son service et prendre du repos, ce qui lui est accordé le 16 janvier 1912. Mais l’année suivante, Monseigneur Guillibert le désigne comme chanoine adjoint le 12 septembre 1913, en attendant qu’une stalle se libère. Il devient ainsi titulaire le 15 octobre 1914 et assume au chapitre la fonction de maître des cérémonies. Le chanoine Graille meurt subitement à Fréjus le 4 avril 1937 ; on l’inhume au cimetière Saint-Léonce, au pied de la croix où reposent la plupart des chanoines.