Joseph Martin (1829-1919)
Joseph Marie Calixte Martin naît le 16 octobre 1829 à Aubagne, fils de Jacques Martin, charron, et de Marguerite Autheman. Il fit ses études théologiques à Rome et fut ordonné prêtre en 1857. Le jeune prêtre embrassa le ministère de la prédication pour lequel il possédait un véritable talent qui le fit appeler même dans les chaires de la capitale. Il occupa ensuite le poste d’aumônier des Frères au Luc, puis au pensionnat de Sainte-Ursule à Nice. Mgr Balaïn, évêque de Nice et ancien supérieur du séminaire de Fréjus, le nomma chanoine titulaire de la cathédrale de Nice en 1893. Il était en outre chanoine honoraire des diocèses de Vintimille, Velletri, Ostie, Fréjus (titre que lui conféra en 1900 Mgr Arnaud qui distingua aussi un autre ami de Joseph Martin, Monseigneur Sinibaldi, évêque de Segni) et Ajaccio en raison de son amitié avec Mgr Simeone. En 1917, le chanoine Martin est honoré du titre de protonotaire apostolique. Monseigneur Martin meurt à Nice le 1er janvier 1919 au terme d’une longue vieillesse qui n’altéra ni sa lucidité, ni sa distinction souriante.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.

Marthe, le 3 novembre 1790 à Puget-Théniers. Le 23 janvier 1791, il prête le premier serment de soumission à la Constitution civile du clergé exigé par le décret du 27 novembre précédent (le bref pontifical de condamnation sera signé à peine deux mois plus tard…), ce qui lui permet de poursuivre son service paroissial au moins jusqu’à l’année suivante. Il est probable qu’il se soit rétracté ensuite étant donné le jugement que portera sur ses prêtres Mgr de Richery à cet égard. En effet, réintégré après la Révolution, il est nommé, dans le cadre du vaste diocèse d’Aix, curé de Roquesteron (06) en 1813. Après le rétablissement du diocèse de Fréjus, l’abbé Roubaud sera installé chanoine titulaire en 1827 et y recevra la fonction de chanoine pénitencier. Il meurt à Fréjus le 14 avril 1847.