Famille Boniface
La famille Boniface était originaire de Marseille où elle s’était illustrée au XIVème siècle à la cour comtale. Ainsi Pierre Boniface qui prépara la réception de la reine Jeanne à Marseille en 1346, Bernard Boniface qui porta le dais à l'entrée du pape Urbain V à Marseille en 1367, Amiel Boniface, ambassadeur auprès de Grégoire XI, Giles Boniface, père des chanoines de Marseille Pierre et Jean Boniface ; ce dernier, sacriste de la Major, en deviendra le prévôt en 1382 avant de se voir désigné comme évêque de Glandèves en 1404. Parmi leurs petits-neveux on note Rodolphe, abbé de Montmajour et recteur du Comtat Venaissin, ainsi que son frère Vivaud Boniface qui fut nommé Maître rational de la Grande Cour de Provence et Juge-mage de Provence, et qui de son épouse Catherine de Rémezan (mariés le 18 septembre 1460), eut plusieurs enfants dont :
Pierre Boniface (ca 1462- )
Il accède très jeune au chapitre puisqu'il est déjà cité comme chanoine de Fréjus lors du contrat de mariage de sa soeur Jeanne avec Charles Forbin, le 19 octobre 1481. Le 12 janvier 1516, il est parrain de Lazare Doria, fils de Blaise et de Marguerite Forbin, dans l'église Notre-Dame des Accoules, à Marseille.
Bertrand Boniface (14 -1543)
Ayant probablement bénéficié d'une résignation de la part de son parent (de son oncle ?), Bertrand Boniface apparait dès 1526 (le 20 février de cette année est signée une reconnaissance en sa faveur par Antoine Artaud, laboureur d’Aix), lui aussi comme chanoine de Fréjus. A sa mort en 1543, le chanoine Bertrand Boniface détenait encore le prieuré Saint-Michel de Figanières que convoiteront alors les chanoines Pierre Bonaud et Bertrand de Romans.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
