Pierre Rouillé (1656-1701)
Pierre Rouillé est le fils de Louis Rouillé (1630-1694) qui avait été maître des courriers de Tours en 1654, contrôleur provincial des Postes en la généralité de Tours en 1655, et se trouvait être, à la naissance de Pierre, conseiller du roi et maître des courriers de la généralité (de 1656 à 1663), il passera ensuite contrôleur général des postes en 1672, avant de recevoir la charge de secrétaire du roi en 1679.
Son épouse, Marie Orceau lui donna dix enfants. Pierre était le second, il fut baptisé le 16 août 1656 comme ses frères et sœurs dans l’église Saint-Saturnin de Tours. Entré dans les ordres, reçu docteur en Sorbonne, il obtint la stalle de doyen de Saint-Martin de Tours avec le titre de seigneur et baron de Ligueil en Touraine tout en étant conseiller clerc au Parlement comme le sera son frère Léon (1664-1732) qui sera aussi chanoine de Paris. Deux de leurs sœurs entrèrent au couvent des Visitandines de la rue Saint-Antoine à Paris.
Le 25 juillet 1686, leur frère Louis-Roslin-Paulin (1655-1712) épousa en l’église Notre-Dame d’Auteuil Marie-Angélique d’Aquin, fille d’Antoine d’Aquin, médecin ordinaire du roi, alors au faîte de sa gloire, qui se trouve être le frère de Luc, l’évêque de Fréjus ; bientôt ce sera son fils, Louis qui prendra la succession de son oncle sur le siège de saint Léonce.
Il n’y a donc pas à s’étonner que notre Pierre Rouillé, sans avoir eu à descendre au sud de la Loire, ait pu acquérir – outre ses autres prébendes - une stalle au chapitre de Fréjus, de la libéralité de l'oncle ou du frère de sa belle-soeur.
Il n’en jouit pas très longtemps, puisque c’est à l’âge de 44 ans, qu’il meurt le 20 janvier 1701 au séminaire des Oratoriens d’Aubervilliers, place forte du jansénisme.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
