Raymond Espitalier (1922-2008)
Raymond Gaston Paul Espitalier nait le 28 décembre 1922 à Villecroze, fils de Félicien Espitalier, cultivateur, et de Marie Roëre. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1947 à Toulon. Le jeune prêtre est d’abord nommé vicaire à la paroisse Saint-Louis, de Toulon, jusqu’en 1949, date à laquelle il devient vicaire économe de La Garde Freinet, puis vicaire à Saint-Joseph du Pont-du-Las où il reste jusqu’en 1976. On lui confie alors la cure de Saint-Raphaël. Quatre ans après, en 1980, l’abbé Espitalier est chargé de la paroisse de Sainte-Maxime, et enfin de la Cadière d’Azur en 1996. C’est alors qu’il est nommé chanoine, le 1er juillet 2001 : il reçoit le camail le 3 octobre de cette année, dans la promotion qui comptait en outre les chanoines Molinas, Guillot, Carli et Denis. Le chanoine Espitalier prend sa retraite à la Villa Saint-Charles, sur le domaine de la Castille, en 2002. Il y meurt le 2 janvier 2008. Ses obsèques furent célébrées le samedi 5 janvier 2008 en l’église de Villecroze, village dans le cimetière duquel il a voulu reposer.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
