Théodore Blacas (1878-1959)
Théodore-Nestor-Marius Blacas naît à Brignoles le 26 février 1878, fils d’Auguste-Paulin Blacas, maréchal-ferrant, et de Rosine-Louise Brun. D’abord élève au petit séminaire de Brignoles, Théodore est ordonné prêtre, à l’issue de ses études ecclésiastiques, le 24 juin 1902 par Mgr Arnaud. Il est affecté comme professeur au petit séminaire de Brignoles le 1er octobre 1902, puis à divers vicariats : La Seyne puis Saint-Tropez le 1er février 1907, La Seyne le 1er août 1910. Il est mobilisé à la déclaration de guerre à l’issue de laquelle il recevra la croix de guerre 14-18 et sera signalé par une citation : « a donné un bel exemple de courage et de sang froid en allant chercher sous un bombardement violent plusieurs blessés hors d’état de marcher. » Revenu à la vie civile, l’abbé Blacas est nommé vicaire à la paroisse Sainte-Marie de Toulon le 22 mars 1919 où il retrouve son condisciple, le doyen Daumas, avant d’être nommé curé de Saint-Georges, à Toulon, le 1er septembre 1937. Il est honoré du titre de chanoine honoraire de la cathédrale de Fréjus en 1942 et se retire le 4 août 1954 à la Villa saint-Charles, au domaine de la Castille. Malgré sa santé délabrée, il avait conservé son caractère heureux et quoique s'exprimant difficilement il savait rappeler de vieux souvenirs d'enfance et aimait à rappeler parmi eux la fin édifiante du chanteur Mayol qui était un de ses anciens paroissiens. Il meurt à La Castille le 22 janvier 1959 et est inhumé à Brignoles dans le caveau familial.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
