Famille d’Espagnet
Entre le capiscol Joseph d'Olivary qu'on repère jusqu'en 1698 et son petit-neveu Antoine d'Espagnet qui suit, la stalle de capiscol fut occupée dans la génération intermédiaire par Joseph d'Espagnet, identifié en 1719. Peut-être faut-il voir en lui le frère de Marc-Antoine d'Espagnet (cf infra), né et baptisé le 28 février 1661, tous deux fils de Lazarin d'Espagnet, conseiller au Parlement et de Claire de Bedarride ?
Antoine d’Espagnet (1704- ), est né à Aix le 7 octobre 1704 et reçoit le baptême le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur, porté par Antoine Allemandy, conseiller du roi et trésorier général de France et Madeleine de Boyer de Malliverny, ses parrain et marraine ; il est le huitième enfant de Marc-Antoine d’Espagnet (1662-1728) et de Gabrielle d’Olivary (1673-1741), mariés à La Madeleine d’Aix le 8 novembre 1691. Son père était conseiller au parlement de Provence (1587) comme l’étaient ses ancêtres durant six générations depuis le moment où cette ancienne famille de Brignoles s’était transplantée à Aix. Sa mère était nièce de Joseph d’Olivary, capiscol de Fréjus (frère de son père Henry d’Olivary) et la petite-nièce du chanoine de Fréjus Antoine d’Olivary (frère de son grand-père Pierre d’Olivary). Probablement était-il aussi le neveu du chanoine Joseph d'Espagnet. A son tour, le chanoine Antoine d’Espagnet est capiscol de l’Eglise de Fréjus, tel qu’il apparaît au mariage de Joseph de Bovis et Catherine de Vergis le 23 novembre 1727 dans la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, il a alors tout juste 23 ans... Antoine avait pour frères et sœurs : Henri, Conseiller au Parlement, Joseph-Paul qui suit, Joseph, chevalier de Saint-Louis, capitaine dans le Régiment des Grenadiers royaux de Provence, Claire, religieuse clarisse à Sisteron, Jeanne-Marianne, mariée en Angleterre.
Joseph-Paul d’Espagnet (1695-1754), né le 2 juillet 1695 et baptisé le même jour en la cathédrale d'Aix, il a pour parrain Joseph-Paul de Ricard, conseiller au Parlement et pour marraine Gabrielle de Pontevès-Giens. C'est vers 1730 qu'il succède à son jeune frère Antoine d’Espagnet dans la charge de capiscol ainsi transmise en famille sur quatre générations : il apparaît avec cette fonction au baptême de Joseph-Paul de
Camelin dont il est parrain à la cathédrale, le 10 mars 1731. Il meurt en charge le 14 février 1754 à Fréjus. Il est enterré le lendemain dans le tombeau des chanoines de la cathédrale.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
