Lucien Poncin (1844-1915)
Né à Riez le 4 avril 1844, de Nicolas-Marc Poncin et de Claire-Amance Rigaud, Alexandre-Lucien-Marie-Benoni Poncin avait fait ses études secondaires au Petit Séminaire de Brignoles où il avait été attiré par son oncle maternel, le chanoine Rigaud. De Brignoles, il passa au Grand Séminaire de Fréjus. Il y fut si brillant qu’on le dispensa d’une année pour le nommer enseignant au Petit Séminaire où il avait été formé. Appelé au sacerdoce pendant les grandes vacances suivantes, il fut ordonné prêtre par Mgr Jordany. Il fut ensuite vicaire à Tourves, à Barjols, à Saint-Cyprien de Toulon, à La Seyne, puis curé à Cabasse (1889), à Cogolin (1894), à La Garde (1900) où partout son bon caractère, sa jovialité, son amour du devoir et sa piété le firent unanimement apprécier. Mgr Guillibert le nomma enfin à la cure de Saint-François de Paule, à Toulon, en avril 1906. Pour récompenser son zèle, l’évêque lui concéda le camail de chanoine honoraire en 1911. Le chanoine Poncin mourut à Toulon le 12 février 1915, ayant assuré jusqu’à la dernière semaine les obligations de son ministère.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
