Jean-Baptiste Aiguier (1843-1917)
De son vrai prénom Alphrède-Baptistin Aiguier nait à Solliès-Farlède le 28 février 1843, fils du maçon Joseph Aiguier et de Marie-Christine Maunier. L'enfant donna très tôt des marques évidentes de vocation ecclésiastique et entra à douze ans au Petit Séminaire de Brignoles. Il poursuivit au Grand Séminaire de Fréjus et, après avoir été ordonné prêtre fut envoyé comme professeur au Petit Séminaire où il avait été élève pour être presque aussitôt nommé vicaire à Pierrefeu puis à La Seyne et, en 1873, vicaire de l’importante paroisse Saint-Louis, de Toulon. Pendant dix-huit ans il y donna la mesure de son zèle. Le vénérable M. Rouvier qui en était le curé et qui était accablé par les infirmités de l’âge lui en abandonna bientôt la quasi direction. Il y fonda alors l’association des Enfants de Marie et l’œuvre des religieuses dominicaines garde-malades. L’abbé Aiguier mérita d’être promu curé de la paroisse Saint-Joseph du Pont du Las, à la fin de l'année 1891. Il fut nommé chanoine honoraire en 1896. Il se donna sans mesure dans sa paroisse au point d’être obligé après quelques années de demander à se retirer pour prendre du repos, en 1903. Il gagna ainsi sa solitude de la Farlède où il se prépara dans une vie de prière et d’étude à son éternité. Il en descendait régulièrement toutefois pour apporter son concours à la paroisse de Saint-Cyprien où il faisait le catéchisme, confessait et dirigeait les âmes. Après une longue maladie et bien des souffrances, il mourut à Toulon dans la paix le 13 juillet 1917, âgé de 74 ans.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
