Charles Clapiers (1827-1905)
Charles (qui prit le nom de Charles-Ferréol en référence au sanctuaire qui domine sa cité natale) Clapiers naquit à Lorgues le 20 avril 1827, de Joseph Clapiers, commissaire de police, et de Jeanne Cassarin. A la suite de son frère, lui-même entré dans les ordres (le "saint M. Clapiers", comme on l'appellera à Rians), Charles choisit la carrière ecclésiastique et fut tout heureux de se donner immédiatement après son ordination sacerdotale qui eut lieu en décembre 1851, au service du collège de Lorgues où il avait trouvé sa vocation. De là, il fut nommé professeur d’humanités au collège Saint-Joseph, nouvellement fondé à Fréjus par Mgr Wicart qui voulait en faire en collège ecclésiastique de plein exercice, mais qui fut malheureusement éphémère. C’est ainsi que l’abbé Clapiers revint dans son cher collège de Lorgues. La sainteté de sa vie, son humilité profonde ainsi que sa compétence particulière dans la prédication lui valurent le titre de « missionnaire apostolique » qu’il exerça avec talent dans diverses chaires du diocèse mais que son état de santé le força trop tôt à abandonner. Retiré définitivement à Lorgues il apporta le concours de sa sagesse aux communautés religieuses de la ville et de tout le diocèse ainsi qu’à la direction spirituelle. Quand il fut adjoint au nombre des chanoines honoraires, en 1900, il dit regretter cet honneur qu’il ne méritait pas. Il acheva sa vie à Lorgues, comme il l’avait vécue, avec discrétion et piété, dans un abandon total à la volonté de Dieu, au regret de tous, le 9 février 1905. Il repose dans le caveau des prêtres au cimetière de Lorgues.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
