Louis-Jacques Jujardy (1747-1833)
Les origines de la famille Jujardy sont repérables à Brignoles au début du XVIème siècle, avec Michel Jujardi, capitaine de Brignoles en 1512, puis notaire. Au cours du XVII°siècle, plusieurs branches feront souche jusqu'à Aix ou Martigues. C'est de l'une d'elles que descend probablement une lignée de marchands de Salernes qui fourniront un premier consul en 1661, Jacques, le trisaïeul du chanoine Jujardy. Ce prêtre de sainte mémoire était né à Brignoles le 28 avril 1747, fils de Jean-Baptiste Jujardy, bourgeois, et d’Anne-Rose Doudon. Il était curé de Correns depuis 1787, lorsqu’il fut député en 1789 par celle de Brignoles à la réunion des trois sénéchaussées. Il refusa ce mandat, comme il reprit le serment qu’il avait eu la faiblesse de prêter. Il le rétracta avant le 11 octobre 1791 mais resta à son poste durant toute la tourmente révolutionnaire. On montrait encore la maison de sa domestique où il vivait caché, ne sortant que la nuit pour échapper à ceux qui voulait sa mort. A la réouverture des églises, il continua d’administrer les sacrements jusqu’en 1804, date à laquelle il fut nommé à la cure de Brignoles, dont il ne prit possession que le 8 octobre 1806 et qu’il occupa jusqu’à sa mort à Brignoles, le 4 mai 1833. Il avait été fait chanoine honoraire dès 1823.


Encore une fois, les pronostics du monde, y compris de l’IA sont passés largement à côté : c’est donc un outsider ou presque qui a été annoncé au soir du 8 mai à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Et pourtant, il suffisait de prendre la liste protocolaire des cardinaux, suivre depuis le haut de la première table la série des visages des cardinaux-évêques pour rencontrer assez vite celui du cardinal Prévost : le cardinal Parolin, puis le cardinal Filoni tous deux n’ayant jamais exercé aucune fonction épiscopale au service d’un diocèse, ce qui semble un préalable pour exercer la mission pastorale de l’Eglise universelle ; venait ensuite le cardinal Tagle, grand favori certes mais probablement jugé trop proche du défunt pape ; enfin le cardinal Prévost qui, malgré son identité nord-américaine, réunissait plus d’un atout, celui d’un pasteur, d’un missionnaire, d’un homme de curie, de cultures diverses par son ascendance et son ancrage : américaine, péruvienne, française, italienne, espagnole, etc., de l’expérience et de la modération.
